Comme l’an dernier, une messe a été célébrée le 10 août 2025 à 17h30 à La Chapelle des Anges.
Cette messe a rassemblée des fidèles de St Jean mais aussi d’ailleurs, puis elle s’est terminée par un échange entre participant autour du verre de l’amitié.
Célébration de 2024 :
La messe célébrée ce vendredi 23 août 2024 a rassemblé des fidèles de St Jean la Vêtre mais aussi des communes voisines.
Cette messe a redonné vie à cette Chapelle et le prêtre qui a célébré la messe nous en a retracé l’histoire.
C’est au XVIIe siècle, qu’un prêtre Mathieu POMMIER desservait la paroisse de Saint-Jean-la-Vêtre.
Dans les années 1628 et 1632, la peste ravagea et dépeupla le pays. Les habitants adressaient leurs suppliques à Dieu, à Marie et aux saints, en particulier à St Roch, bien connu dans notre région.
Le 5 août 1631, au fort de l’épidémie, notre curé, craignant pour sa vie, rédigea son testament et fit le voeu que s’il échappait à cette épidémie il bâtirait sur sa paroisse une chapelle en l’honneur de la Sainte Vierge. Son voeu pieux ne fut réalisé que dix ans plus tard, le temps de récolter les fonds nécessaires. Il voulut non seulement faire édifier une chapelle mais une sorte de chapellerie, telle que celle qui existait à L’Hermitage, avec un prêtre pour la desservir et y dire la messe.
L’emplacement de la chapelle, appelée dans les titres de la fondation "chapelle du Mont Saint-Jean", fut acquis d’Antoine de Berthon le 24 mai 1638.
Les abbés avouent leur ignorance tout en se demandant si l’endroit n’était pas "un rendez-vous de réjouissances profanes et déréglées que le pieux prêtre voulait supprimer..." Il court nombre de légendes dans les environs. On raconte que des rochers portent gravés les empreintes des pieds de la Vierge. Ils se font l’écho aussi d’une légende qu’ils écrivent tenir de vieillards, transmise de génération en génération, relatant une chute de neige miraculeuse qui aurait désigné au curé l’emplacement de l’oratoire.
Pommier adressa le 1er février 1641 une supplique à l’archevêque de Lyon, Alphonse du Plessis de Richelieu, le frère du célèbre ministre de Louis XIII. L’autorisation lui fut accordée trois jours plus tard par le vicaire général Vitray. En juillet, la chapelle était achevée. Elle fut bénie le 21 septembre 1641.
Il demanda à être inhumé dans la chapelle, sous l’autel où ses restes furent retrouvés lors de la restauration du monument, en 1850. Trois prébendiers lui succédèrent : son neveu Mathieu Pommier, jusqu’en 1688, puis Jean Vernay jusqu’en 1738 et enfin Claude Pommier jusqu’en 1792. Le contrat de fondation prévoyait dans la chapelle une messe par semaine plus dix autres pour les fêtes.
A la Révolution, la statue de la Vierge fut enlevée par des énergumènes pour être transportée au village où elle devait être brûlée. D’après la tradition, à une centaine de mètres de la chapelle, ils furent incapables d’avancer plus avant et la laissèrent près d’un rocher. Le lendemain, deux femmes vinrent la chercher pour aller la cacher chez M. Rose, dans le bourg. Elle ne retrouva son sanctuaire qu’en 1851.
La chapelle tomba en ruines. L’emplacement fut vendu en 1840 à la famille Pie de la Gaile qui comptait deux hommes d’église. Ceux-ci firent racheter les ruines par les habitants de Saint-Jean et une nouvelle chapelle, sur l’emplacement de la précédente, fut édifiée. Elle fut bénie le 9 juin 1851.
C’est pourquoi fut apprécié l’initiative de la célébration d’une messe, qui a remémoré pour certains des souvenirs d’enfance. Nous souhaitons l’organisation d’autres messes dans cette petite chapelle.